Expertises médicales judiciaires

Pré-rapport LAROCHE

Communication concernant le pré-rapport d'expertise
du Pr Laurent LAROCHE (22 avril 2003)

Le 22 avril 2003, suite à la lecture du pré-rapport d’expertise médicale judiciaire du Pr Laurent LAROCHE (chef de service au CHNO des XV-XX, Paris, où travaille également le Dr TAZARTES), j’ai envoyé à mon avocate de l’époque la communication suivante :

« Objet : communication concernant le pré-rapport du Pr Laurent Laroche
Madame Krastinova
mise à part, le monde médical ne m'avait encore jamais confrontée à autant de mépris pour la souffrance et la parole du patient que ce pré-rapport en contient. Fait de parti pris et de mauvaise foi dans le fond comme dans la forme, il est une insulte à l'honnêteté et à la bonne foi du patient ; à la médecine responsable, qui cherche à assumer ses limites et ses erreurs et à progresser par une bonne compréhension de celles-ci ; à la justice qui entend rester juste, y compris vis à vis du tout-venant qui ose s'en prendre à des personnalités du monde médical. Enfin, il est une insulte à la tâche d'expertise médicale, qui ne peut s'entendre sans un réel souci d'objectivité, sans une vérification scrupuleuse des faits et déclarations des uns, mais aussi des autres, sans une attention portée à la simple vraisemblance et, peut-être aussi, sans un minimum de compassion et de respect pour la personne humaine et les souffrances incommensurables qui lui sont infligées inutilement – même si, pour Monsieur l'Expert, la souffrance des autres ne coûte vraiment pas cher.

Ce pré-rapport – à travers lequel le patient apparaît comme un total abruti qui ne sait ni ce qu'il entend, ni ce qu'il voit, ni ce qu'il dit, ni ce qu'il pense, ni même ce qu'il ressent dans sa chair – ne mérite pas que je m'attarde à en reprendre les nombreuses erreurs – dont certaines semblent volontaires et viser à tromper sciemment le lecteur. Il en va de même pour les confusions de termes, incohérences, écarts par rapport aux propos tenus lors de l'expertise, stratégies d'évitement pour éluder des questions cruciales, affirmations gratuites, finasseries de style, interprétations grossièrement erronées de mes propos ou de mon caractère – entre autres choses.

Cela tient de la gageure que de chercher à discuter avec le parti pris et la mauvaise foi et, en conséquence, je ne m'y aventurerai pas. Les lignes qui précèdent – et qui doivent figurer dans le rapport final – constitueront donc l'unique communication que je ferai concernant ce pré-rapport.
 »

Mon avocate de l’époque a tout bonnement refusé d’envoyer cette communication pour ne pas vexer l’Expert. J’ai donc rédigé un autre Dire. J’aurais tout aussi bien pu m’abstenir : l’Expert LAROCHE n’a pas changé une virgule à son pré-rapport, qu’il s’est contenté de rebaptiser « rapport définitif », et mon avocate a jeté l’éponge, à la lecture de ce document sans une once d’objectivité ou de souci pour la justice, qui traitait les chirurgiens fautifs en victimes, et la victime en accusé, et ne lui laissait aucune chance d’obtenir justice ou la simple reconnaissance de ses préjudices.

Je suis restée seule, à désespérer, et à me demander s’il y avait une justice en ce monde…

Depuis mi-avril 2007, soit 4 ans après cette communication, je sais, enfin, pourquoi je ne reconnaissais pas mon état, et en particulier ma diplopie,  dans la description qu’en faisait l’Expert LAROCHE dans son rapport de 2003 : il décrivait, non pas la diplopie que je présentais et présente toujours, celle issue de la 2ème opération (qui avait effacé et remplacé celle créée par la première opération réalisée par le Dr TAZARTES), mais la diplopie décrite par le Dr TAZARTES dans sa déclaration de 2002, diplopie qui ne correspondait ni à ma 1ère diplopie – que le Dr TAZARTES minimisait – ni, bien sûr, à la 2ème – que Dr TAZARTES ne connaissait pas.  
L'Expert LAROCHE s’était contenté de recopier le papier que le Dr TAZARTES lui avait donné, en douce, à mon insu, en parfaite violation de toutes les règles déontologiques, à commencer par le principe du contradictoire. Les examens orthoptiques qu’il m’avait fait subir dans le cadre de l’expertise médicale judiciaire n'étaient que de la poudre aux yeux, un prétexte, destiné à faire croire à tous (juges et victime) qu'il avait établi ses observations en se fondant, strictement, sur eux.
L'expert CHAINE fera exactement pareil, 5 ans plus tard. Cette fois, le Dr TAZARTES lui a donné (ou redonné) sa déclaration en ma présence, au début de la réunion d’expertise. Cependant, l’Expert CHAINE, à qui j’ai tout de suite dit que je n’avais pas eu communication de ce document, a attendu d’avoir rédigé son pré-rapport avant de me l’envoyer. Ensuite, il n’a pas répondu aux Dires à Experts que je lui ai adressés après que j'ai pris connaissance de la fameuse déclaration et l’ai comparée aux rapports d’expertise.

Dans ma communication d’avril 2003, ci-dessus, je parlais des « nombreuses erreurs, dont certaines semblent volontaires et viser à tromper sciemment le lecteur ». J’avais tiré, là, une conclusion erronée, due au fait que je ne disposais pas de tous les éléments. Avec mon expérience de deux expertises judiciaires complètement bidon, je vois très bien, maintenant, qu’une victime de fautes médicales n’est pas suffisamment importante aux yeux des Experts LAROCHE et CHAINE pour qu’ils gaspillent leur temps à chercher des façons de tromper sciemment le lecteur. Ils n’en ont cure et ne cherchent pas à faire dans la dentelle. Ils écrivent n’importe quoi que leur souffle leur confrère impliqué et se débarrassent du dossier au plus vite, sans état d’âme, et sans, non plus, manquer d’encaisser leurs honoraires – payés par la victime.
De toute façon, une fois le rapport d’expertise déposé, pour grossièrement erroné et partial qu’il soit, bien malin qui parviendra à y redire ou à se faire entendre sur le sujet. C’est : mission : impossible.

Azureine, victime de fautes médicales et d’expertises judiciaires bidon

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